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vendredi 2 novembre 2018

Ceci n'est pas un think Tanck

via Pierre Chareyron
S'agit il d'un artiste?
De la naissance d'un mouvement politique?
D'un doux dingue?
Un SURvivant
des SURréaliste?
Pour l'instant nul ne sait où ce mouvement
un peu dingo de prime abord
compte se rendre...
première à gauche...
et puis...
Et puit.

mercredi 12 septembre 2018

un joli "large vision"

L'homme qui fuyait le Nobel.
Patrick Tudoret


www.editionsdelaloupe.com


Quatrième de couverture:

Tristan Talberg, écrivain reconnu, se voit décerner le prix Nobel. Mais... il n'en veut pas. Misanthrope, en deuil d'une épouse aimée, il est pris de panique devant le vacarme médiatique provoqué par le prix et décide de s'enfuir de Paris. Réfugié chez des amis, traqué par la police qui pense à un enlèvement et par une meute de journalistes en quête d'un scoop, il doit encore fuir vers des horizons dont il ignore tout. Sur la route de Compostelle, il retrouvera le goût de vivre.

Bouleversant et drôle à la fois, c'est le roman d'un amour fou où s'entrecroisent récit et lettres à une femme aimée.

Patrick Tudoret est l'auteur d'une douzaine de roman et essais. L'écrivain sacrifié, vie et mort de l'émission littéraire (INA-Le bord de l'eau) a obtenu en 2009 le grand prix de la Critique et le Prix Charles Oulmont de la Fondation de France. 



Beaucoup de références et citations, un poil trop peut être d'autant plus que l'auteur se débrouille très bien de la poésie de ses propres mots.
***
"Ah, la morale en littérature. Combien de fois nous sommes nous affrontés sur ce thème?  Fétu de paille, figure de rhétorique bancale, vaguement garante de notre bonne conscience ou une simple fiente de l'esprit? Comme le dirait Oscar Wilde: il n'y a pas de livre moral ou immoral! Il y a des livres bien ou mal écrits; ... enfin je pensais que le nobel était réservé aux écrivais vivants, or voilà bien longtemps que j'ai rompu avec cette engeance-là."
***

"... il avait tordu le nez, accéléré le pas et s'était fendu d'une sentence qu'il voulait définitive, empruntée à Stendhal par Nietzsche (mais l'éhonté plagiaire à catogan n'a pas eu la correction de citer ses sources) : "La seule excuse de Dieu c'est qu'il n'existe pas." " 
***

Après l'écoute de "L'orféo" de Monteverdi...
"Le fer incandescent de la mémoire fait que je ne peux, aujourd'hui, écouter une de nos pages favorites sans en être ému aux larmes ou même terrassé par l'émotion. Moi qui me pensait indestructible...

L'homme dispose de trois armes de construction massive: l'art, l'amour, le sacré. Et le reste n'est rien, rien de rien, nada, comme dirait Jean de la Croix.
A toi,
Tristan "
***

"Avant de repartir, je soumet à ta sagacité cette sentence de Djalâl ad-Din Rûmî, grand mystique soufi: 
"La vérité est un miroir brisé tombé de la main de Dieu. Chacun en ramasse un fragment et croit que toute vérité s'y trouve."
Il importe donc de marcher, de marcher encore.
Tout à toi,
Tristan"

***


"...je ne sais toujours pas grand-chose de ce monde. Enfin je n'ai peut-être pas gravi beaucoup d'échelons de l'échelle sainte de Saint Jean Climaque, mais, comme Bernanos, je sais au moins une chose: l'enfer c'est de ne plus aimer.
A toi,
Tristan"


samedi 23 juin 2018

Alejandro Palomas

Les livres en large vision ont l'énorme avantage de me permettre de lire en faisant du vélo
(d'appartement).
En médiathèque et même dans les maisons d'éditions, le choix des titres s'est longtemps orienté vers des romans "terroirs" uniquement, puisque les lecteurs, âgés, se dirigeaient plus facilement vers cette littérature... 
Mais le terroir se démode et le publique des vieux, maintenant, c'est d'autres, c'est moi...
Petit à petit d'autres histoires sont publiés en large vision, dont celui-ci qui raconte l'histoire d'un homme qui aimait les hommes mais qui vieillissait seul, 
près de ses sœurs et de sa mère.

En le prenant, à cause du titre et de la quatrième de couverture, j'ai d'abord cru à un livre triste. J'ai pleuré, c'est vrai, et croyez moi, en côte sur mon vélo ce n'était pas facile...
 Et j'ai ri aussi, beaucoup. 
Et pour finir, je me suis questionné, sur ces choses auxquelles on se raccroche, les prenant pour des "valeurs" et qui ne sont au fond que des souvenirs que nous ne parvenons pas à garder à cette place.
Un bien beau livre, surprenant, divertissant, léger mais pas seulement.
A lire avec ses lunettes, ou sans.




Au détour d'un rayon je suis tombée sur ce livre, « Une mère ». Attention, sujet glissant tant la notre nous laisse forcément à fleur de peau. Dans ma tête il ne s'est pas inscrit tout de suite que l'auteur était un homme.. Je l'ai lu en «  large vision », une édition pour personnes mal voyantes, que les autres peuvent lire quand même.
Alejandro Palomas raconte l'histoire d'un homme qui aimait les hommes mais qui vieillissait seul, auprès de ses sœurs et de sa mère.

En le prenant, à cause du titre j'ai d'abord cru à un livre triste. Et parfois j'ai pleuré, c'est vrai, avec une énorme boule dans la gorge !
 J'ai ri aussi, beaucoup.A gorge déployée. 
Pour finir, je me suis questionné, sur ces choses auxquelles on se raccroche, les prenant pour des "valeurs" alors qu'il ne s'agit que de souvenirs, de vieilles habitudes . A ces beaux moments passés qu'on ne veut pas laisser partir, qui nous réchauffent et nous entravent. Et à la famille... La satané et néanmoins sacro-sainte famille.
Un bien beau livre, surprenant, divertissant, léger mais pas seulement.
A lire avec ses lunettes, ou sans.