"Chaque fois que j'entends un discours politique ou que je lis ceux qui nous dirigent, je suis effrayé depuis des années de n'entendre rien qui rende un son humain. Ce sont toujours les mêmes mots qui disent les mêmes mensonges. Et que les hommes s'en accommodent, que la colère du peuple n'ait pas encore brisé les fantoches, j'y vois la preuve que les hommes n'accordent aucune importance à leur gouvernement et qu'ils jouent, vraiment oui, qu'ils jouent avec toute une partie de leur vie et de leurs intérêts soi-disant vitaux".
Albert Camus, "Carnets" (1937)
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mardi 18 juin 2019
samedi 3 novembre 2018
"La vie continue et moi, certains matins, lassé du bruit, découragé devant l'œuvre interminable à poursuivre, malade de cette folie du monde aussi qui vous assaille au lever dans le journal, sûr enfin que je ne suffirai pas et que je décevrai tout le monde, je n'ai que l'envie de m'asseoir et d'attendre que le soir arrive. J'ai cette envie, et j’y cède parfois".
---- Albert Camus, Carnets III (1951-1959)
---- Albert Camus, Carnets III (1951-1959)
samedi 23 juin 2018
livre, souffrance au travail, absurde.
«De la masse qu'on formait autour de lui, "avec lui" pour ainsi dire, une main aurait pu s'extraire sans que personne, ensuite, ne soit en mesure de dire qui était au bout, quel bras et quel visage, et elle l'aurait frappé, lui, et ç'aurait été le déclencheur d'autres coups de poing, la curée, le truc pour se vider sur une victime, le bouc émissaire – que nos blessures et nos misères elles changent de camp.»
Des châteaux qui brûlent raconte la séquestration d'un secrétaire d'État par les salariés d'un abattoir placé en liquidation judiciaire. Arno Bertina y fait résonner la parole singulière de toutes les forces en présence – comment elles s'affrontent et libèrent des puissances insoupçonnées. Dans le huis clos de l'usine occupée, chacun se découvre du souffle. Ce roman dit les heurts et bonheurs d'une insurrection aujourd'hui.
Des châteaux qui brûlent raconte la séquestration d'un secrétaire d'État par les salariés d'un abattoir placé en liquidation judiciaire. Arno Bertina y fait résonner la parole singulière de toutes les forces en présence – comment elles s'affrontent et libèrent des puissances insoupçonnées. Dans le huis clos de l'usine occupée, chacun se découvre du souffle. Ce roman dit les heurts et bonheurs d'une insurrection aujourd'hui.
424 pages, sous couverture illustré
Arno Bertina
Des châteaux qui brûlent.
lundi 13 novembre 2017
dimanche 12 novembre 2017
Extrait de la correspondance entre Char et Camus : « Plus je vieillis et plus je trouve qu'on ne peut vivre qu'avec les êtres qui vous libèrent, et qui vous aiment d'une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. (...) C'est ainsi que je suis votre ami, j'aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et ...je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours. »
Albert Camus (17 septembre 1957).
Et Char de répondre :
« Ils sont en si petit nombre ceux que nous aimons réellement et sans réserve, qui nous manquent et à qui nous savons manquer parfois, mystérieusement, si bien que les deux sensations, celle en soi et celle qu'on perçoit chez l'autre emporte même élancement et même souci ... »
Albert Camus (17 septembre 1957).
Et Char de répondre :
« Ils sont en si petit nombre ceux que nous aimons réellement et sans réserve, qui nous manquent et à qui nous savons manquer parfois, mystérieusement, si bien que les deux sensations, celle en soi et celle qu'on perçoit chez l'autre emporte même élancement et même souci ... »
samedi 11 novembre 2017
Noté pour celles et ceux qui ont connu l'atmosphère des ateliers, les cours des usines, la camaraderie et la solidarité qui battaient dans les coeurs et les esprits.
" Ouvriers - les seuls auprès desquels je me sente bien, que j'ai envie de connaître et de " vivre " . Ils sont comme moi. "
Albert Camus - Carnets 2
A l'occasion de la sortie, le 19 octobre prochain, de l'anthologie des "Conférences et Discours" d'Albert Camus (Folio/Gallimard), nous vous invitons ce mois-ci à découvrir chaque jour une citation issue d'un des 34 textes inclus dans le volume. Dans l'ordre chronologique, de 1936 à 1958.
"Il est une race d’hommes, qui nous aide à respirer, qui n’a jamais trouvé d’existence et de liberté que dans la liberté et le bonheur de tous et qui puise par conséquent jusque dans les défaites des raisons de vivre et d’aimer. Ceux‐là, même vaincus, ne seront jamais solitaires".
---- Albert Camus, Conférence au Casal de Catalunya (1951)"Hay una raza de hombres que nos ayuda a respirar, que no ha encontrado la existencia y la libertad sino en la libertad y la felicidad de todos y que puede, por tanto, encontrar, hasta en la derrota, razones de vivir y de amar. Esos hombres no estarán nunca solos". ---- Albert Camus, Conferencia en el Casal de Catalunya (1951)
jeudi 9 novembre 2017
" Il y a une solitude dans la pauvreté, mais une solitude qui rend son prix à chaque chose . A un certain degré de richesse , le ciel lui-même et la nuit pleine d'étoiles semblent des biens naturels. Mais, au bas de l'échelle, le ciel reprend tout son sens : une grâce sans prix. " Albert Camus
Écoutant, en effet, les cris d'allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que cette allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu'on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni ne disparaît jamais, qu'il peut rester pendant des dizaines d'années endormi dans les meubles et le linge, qu'il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l'enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse.
(Camus)
(Camus)
mardi 10 octobre 2017
jeudi 27 juillet 2017
samedi 20 mai 2017
Médiathèque la Passerelle, 38 110 La tour du pin
20 mai, 15h00
Mathieu EPP
Merci de vous être déplacés.
Récit, objet et musique • 1h10 minutes
Le voyage commence sur un rivage où les migrants attendent le signal du passeur pour embarquer. Ce soir ils vont passer et très vite tout peut basculer.
lundi 17 avril 2017
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