Murakami, les amants du Spoutnik
Bien sûr, il n’était pas facile pour moi d’accepter qu’elle n’éprouvât presque aucun (pour ne pas dire aucun) intérêt pour moi en tant que représentant du sexe masculin. En sa présence, je ressentais parfois une souffrance aussi aigüe que si une lame de sabre avait pénétré dans mes chairs. Pourtant, en dépit de cette souffrance, les moments passés en sa compagnie étaient plus précieux que tout à mes yeux. C’était seulement auprès d’elle que je parvenais à oublier le sentiment de solitude inscrit en filigrane dans ma vie. Elle élargissait les limites du monde où je vivais, m’aidais à respirer plus profondément. Personne d’autre ne me faisait cet effet.
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samedi 10 août 2019
dimanche 9 juin 2019
#RIP Michel Serres
« Le mariage gay et la Sainte Famille.
Cette question du mariage gay m’intéresse en raison de la réponse qu’y apporte la hiérarchie ecclésiale. Depuis le Ier siècle après Jésus-Christ, le modèle familial, c’est celui de l’Église, c’est la Sainte Famille.
Mais, examinons la Sainte Famille. Dans la Sainte Famille, le père n’est pas le père : Joseph n’est pas le père de Jésus, le fils n’est pas le fils : Jésus est le fils de Dieu, pas de Joseph. Joseph, lui, n’a jamais fait l’amour avec sa femme.
Quant à la mère, elle est bien la mère mais elle est vierge. La Sainte Famille, c’est ce que Lévi-Strauss appellerait la structure élémentaire de la parenté.
Une structure qui rompt complètement avec la généalogie antique, basée jusque-là sur la filiation : la filiation naturelle, la reconnaissance de paternité et l’adoption. Dans la Sainte Famille, on fait l’impasse tout à la fois sur la filiation naturelle et sur la reconnaissance pour ne garder que l’adoption.
L’Église, donc, depuis l’Évangile selon saint Luc, pose comme modèle de la famille une structure élémentaire fondée sur l’adoption : il ne s’agit plus d’enfanter mais de se choisir.
À tel point que nous ne sommes parents, vous ne serez jamais parents, père et mère, que si vous dites à votre enfant “je t’ai choisi”, “je t’adopte car je t’aime”, “c’est toi que j’ai voulu”. Et réciproquement : l’enfant choisit aussi ses parents parce qu’il les aime.
De sorte que pour moi, la position de l’Église sur ce sujet du mariage homosexuel est parfaitement mystérieuse : ce problème est réglé depuis près de deux-mille ans. Je conseille à toute la hiérarchie catholique de relire l’Évangile selon saint Luc, ou de se convertir. »
#MichelSerres
« Le mariage gay et la Sainte Famille.
Cette question du mariage gay m’intéresse en raison de la réponse qu’y apporte la hiérarchie ecclésiale. Depuis le Ier siècle après Jésus-Christ, le modèle familial, c’est celui de l’Église, c’est la Sainte Famille.
Mais, examinons la Sainte Famille. Dans la Sainte Famille, le père n’est pas le père : Joseph n’est pas le père de Jésus, le fils n’est pas le fils : Jésus est le fils de Dieu, pas de Joseph. Joseph, lui, n’a jamais fait l’amour avec sa femme.
Quant à la mère, elle est bien la mère mais elle est vierge. La Sainte Famille, c’est ce que Lévi-Strauss appellerait la structure élémentaire de la parenté.
Une structure qui rompt complètement avec la généalogie antique, basée jusque-là sur la filiation : la filiation naturelle, la reconnaissance de paternité et l’adoption. Dans la Sainte Famille, on fait l’impasse tout à la fois sur la filiation naturelle et sur la reconnaissance pour ne garder que l’adoption.
L’Église, donc, depuis l’Évangile selon saint Luc, pose comme modèle de la famille une structure élémentaire fondée sur l’adoption : il ne s’agit plus d’enfanter mais de se choisir.
À tel point que nous ne sommes parents, vous ne serez jamais parents, père et mère, que si vous dites à votre enfant “je t’ai choisi”, “je t’adopte car je t’aime”, “c’est toi que j’ai voulu”. Et réciproquement : l’enfant choisit aussi ses parents parce qu’il les aime.
De sorte que pour moi, la position de l’Église sur ce sujet du mariage homosexuel est parfaitement mystérieuse : ce problème est réglé depuis près de deux-mille ans. Je conseille à toute la hiérarchie catholique de relire l’Évangile selon saint Luc, ou de se convertir. »
#MichelSerres
dimanche 14 avril 2019
concours d'écriture
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/le-corvide-1
Ici sous ce lien, un texte de mon nhomme à moa...
Que je trouve beau.
N'hésitez pas à aller voter!
Ici sous ce lien, un texte de mon nhomme à moa...
Que je trouve beau.
N'hésitez pas à aller voter!
dimanche 10 février 2019
Repose en paix Tomi Ungerer
Je n'ai pas de langue maternelle. J'ai simplement plusieurs langues fraternelles."
Quel meilleur moyen pour rencontrer un homme que de lire ses pensées jetées pendant des années dans un petit calepin. J'aime beaucoup Tomi Ungerer, son désespoir, sa tristesse pour l'Alsace, ses sautes d'humeur qui se dévoilent dans ce recueil et sa volonté farouche d'aller de l'avant sans oublier le passé et son humour corrosif. C'est une personnalité qui ne peut être enfermée, qui n'a pas de frontière, en perpétuel doute.
"J'essaie d'apprendre aux enfants à se moquer des adultes. Les enfants grandissent et les adultes rapetissent. Ils finissent par avoir la même taille."
Quel meilleur moyen pour rencontrer un homme que de lire ses pensées jetées pendant des années dans un petit calepin. J'aime beaucoup Tomi Ungerer, son désespoir, sa tristesse pour l'Alsace, ses sautes d'humeur qui se dévoilent dans ce recueil et sa volonté farouche d'aller de l'avant sans oublier le passé et son humour corrosif. C'est une personnalité qui ne peut être enfermée, qui n'a pas de frontière, en perpétuel doute.
"J'essaie d'apprendre aux enfants à se moquer des adultes. Les enfants grandissent et les adultes rapetissent. Ils finissent par avoir la même taille."
samedi 2 février 2019
Yazan Al-Mashni
Si j'ai bien compris, il est né en Syrie, ici depuis ??? Peu??? Il est le chanteur de ce groupe: Yiazaal avec quelques compères dont Nicolas Frache, Josselin Hazard et Alexandre Phallippon.
Un peu soutenu par la MJC de Rilleux...
Si j'ai bien compris...
Une vraie tranche de textes tri-dingues! De vie, de révolte, de sensualité, mélodie et provocations dans le regard. Pour moi une découverte de poids à écouter et partager!
J'AIME!!!
samedi 26 janvier 2019
Henri Moore
Issu d'une famille de mineurs, il devient célèbre grâce à ses grandes sculptures abstraites en bronze et en marbre taillé. Solidement soutenu par la communauté artistique britannique, Moore contribue à introduire une forme particulière de modernisme au Royaume-Uni, en s'inspirant des styles dits primitifs de civilisations anciennes tels que le style minoen, assyrien, babylonien, romano-gothique, observés au British Museum, et plus tard, de l'art maya.
Son talent est reconnu dès 1950, année où il est élu membre de l'académie royale suédoise des beaux-arts. Il est ensuite nommé docteur honoris causa dans un grand nombre d'universités à travers le mondenote 1. Ses œuvres ont atteint une cote très élevée sur le marché mondial dès que Sotheby's et Christie's ont pu reprendre leur activité normale après la guerre à Londres et à New York. Cependant, Moore vivait modestement et la plus grande partie de sa fortune a été versée à la Fondation Henry Moore, qui continue à soutenir l'éducation et la promotion artistiques.
La plupart de ses sculptures représentent une silhouette couchée, souvent féminine, parfois percée d'un rond dans le corps surtout à partir des années 1960. Moore a été inspiré par l'art toltèque — notamment par une sculpture maya connue sous le nom de « Chac Mool », dont il a vu une reproduction en plâtre à Paris en 1925. De plus en plus monumentales, de plus en plus abstraites, parfois désarticulées, les sculptures de l'artiste ont fait l'objet de commandes officielles notamment la Montagne unique du City Center de Dallas, bronze de plus de 12 m, également connue sous le nom de Dallas Piece1,2.
Moore a également réalisé un grand nombre de dessins, certains réunis en carnets, dont le plus célèbre est le Carnet de l'abri, conservé au British Museum, dont les dessins ont été faits dans les abris pendant les bombardements de Londres.
(Wikipédia)
dimanche 20 janvier 2019
vendredi 23 novembre 2018
merci à mon loup à moi...
Je trouve ce livre juste grandiose, Giono un peu, avec une double intrigue parfaitement léchée... Une intrigue à la Serge Joncour, et un suspens qui coupe le souffle d'un bout à l'autre, il se lit d'une traite. Deux belles histoires d'amour noyées dans la cruauté du monde, quatre personnages hors norme et attachants. A lire par les pacifistes, les écolos, les Végans, les geeks... Les sensibles, les historiens, les féministes les amoureux des arbres et de la verdure...
4 de couv:
Je trouve ce livre juste grandiose, Giono un peu, avec une double intrigue parfaitement léchée... Une intrigue à la Serge Joncour, et un suspens qui coupe le souffle d'un bout à l'autre, il se lit d'une traite. Deux belles histoires d'amour noyées dans la cruauté du monde, quatre personnages hors norme et attachants. A lire par les pacifistes, les écolos, les Végans, les geeks... Les sensibles, les historiens, les féministes les amoureux des arbres et de la verdure...
4 de couv:
Chien-Loup
L’idée de passer tout l’été coupés du monde angoissait Franck mais enchantait Lise, alors Franck avait accepté, un peu à contrecœur et beaucoup par amour, de louer dans le Lot cette maison absente de toutes les cartes et privée de tout réseau. L’annonce parlait d’un gîte perdu au milieu des collines, de calme et de paix. Mais pas du passé sanglant de cet endroit que personne n’habitait plus et qui avait abrité un dompteur allemand et ses fauves pendant la Première Guerre mondiale. Et pas non plus de ce chien sans collier, chien ou loup, qui s’est imposé au couple dès le premier soir et qui semblait chercher un maître. En arrivant cet été-là, Franck croyait encore que la nature, qu’on avait apprivoisée aussi bien qu’un animal de compagnie, n’avait plus rien de sauvage ; il pensait que les guerres du passé, où les hommes s’entretuaient, avaient cédé la place à des guerres plus insidieuses, moins meurtrières. Ça, c’était en arrivant.
Serge Joncour raconte l’histoire, à un siècle de distance, d’un village du Lot, et c’est tout un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre qu’il déterre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature et confronté à la violence, il nous montre que la sauvagerie est toujours prête à surgir au cœur de nos existences civilisées, comme un chien-loup.
Serge Joncour raconte l’histoire, à un siècle de distance, d’un village du Lot, et c’est tout un passé peuplé de bêtes et anéanti par la guerre qu’il déterre, comme pour mieux éclairer notre monde contemporain. En mettant en scène un couple moderne aux prises avec la nature et confronté à la violence, il nous montre que la sauvagerie est toujours prête à surgir au cœur de nos existences civilisées, comme un chien-loup.
- Hors collection - Littérature française
- Paru le 22/08/2018
- Genre : Littérature française
- 480 pages - 150 x 221 mm
- Broché
- EAN : 9782081421110
- ISBN : 9782081421110
vendredi 2 novembre 2018
Série... Drôle, émouvante, sensuelle, pleine de gentils... Un amour de Série!
https://www.telerama.fr/cinema/a-voir-sur-netflix-le-film-private-life-et-la-serie-wanderlust,n5875688.php
“Wanderlust”
Joy Richards est psychanalyste. Elle aide notamment les couples en panne sous la couette. Mais c’est loin d’être l’extase sous la sienne. Toujours amoureux, elle et son mari décident d’aller voir ailleurs d’un commun accord. Tout est sous contrôle...du moins au début.
Le dramaturge Nick Payne adapte sa propre pièce de théâtre et livre une comédie dramatique au charme fou, sur la routine maritale. Si les scènes comico-coquines sont très réussies, elles cèdent peu à peu la place à une profonde mélancolie qui culmine lors d’un épisode renversant dans un cabinet de psy, façon En Analyse. La finesse des dialogues de « chambre » et l’alchimie entre les comédiens Toni Collette et Steve Mackintosh éclipsent les quelques affèteries de style d’une série bien plus sensuelle et sensible que racoleuse. dixit Telerama
Toni Collette est une actrice à la virtuosité caméléonesque bien connue. Depuis sa révélation au public, grâce à l’attachant film Muriel’s Wedding (Muriel, 1994), de P. J. Hogan, l’Australienne n’a cessé d’en fairel’éclatante démonstration dans le cadre du cinéma d’auteur (le merveilleux Little Miss Sunshine, 2006, de Jonathan Dayton et Valerie Faris), ou hollywoodien, ainsi qu’à la télévision.
La série United States of Tara (2009-2011), créée par Diablo Cody et produite par Steven Spielberg, lui donnait l’occasion d’incarner une mère de famille atteinte de troubles de la personnalité qui, au fil de ses crises, devenait une ado de 16 ans, un vétéran du Vietnam, une psychanalyste… Elle y était stupéfiante.
Une petite ville « lambda »
Dans Wanderlust (2018), série créée pour la BBC par le dramaturge Nick Payne d’après sa propre pièce du même nom, Toni Colette incarne aussi une psychanalyste – réelle cette fois – exerçant dans une petite ville britannique lambda proche de Manchester.
Avec son mari professeur, elle constitue un couple aimant, mais qui s’ennuie au lit et décide de se livrer, en toute transparence, à des expérimentations sexuelles extraconjugales. La situation met de l’huile dans les rouages, mais tourne bientôt au vinaigre.
Aidée par une consœur, elle va mettre au grand jour les ramifications souterraines et réprimées de sa crise identitaire savamment masquée derrière une vie de famille bobo, libérale, voire libertaire : alors que l’épisode 5 la montre face à sa psychothérapeute, le visage de l’actrice australienne passe de la placidité à la colère, du rire aux larmes. Ce talent expressif s’observe encore mieux à la fin de Wanderlust : en quelques secondes, et de manière plus fine, le visage de Toni Collette – qui a ce don et cette grâce d’être à la fois capable de laideur et de beauté – passe par des nuances chromatiques dignes du lever de soleil express dans Daphnis et Chloé, de Maurice Ravel…
La famille dysfonctionnelle
Mais, en dehors de ces moments qui la distinguent, la brillante soliste qu’est Toni Collette sait s’intégrer, sans faire de l’ombre, à une distribution d’excellents acteurs qui concourent au succès de cette très attachante série.
La longue scène de l’avant-dernier épisode, dans le cabinet de la psychothérapeute (elle occupe la quasi-totalité de ses cinquante-six minutes), montre aussi la liberté de conception et de réalisation qu’autorise le genre sériel, qui permet le déplacement du poids et du rythme narratif de façon aussi excentrée qu’excentrique.
D’ailleurs, Wanderlust pourrait être considérée non pas comme une série, mais comme un long film en six parties, même si cette appellation est souvent requise, de manière irritante, par des cinéastes qui n’osent pas assumer de mettre les pieds dans le genre de la série télévisée.
Parfaite telle quelle, même si sa conclusion ouvre le champ à une suite, on souhaite que ce bijou qu’est Wanderlust, variation inspirée sur l’inusable thème de la famille dysfonctionnelle, en reste au stade d’une minisérie, c’est-à-dire sans développement futur. Elle se tient très bien ainsi, en s’en cantonnant à ses six épisodes. Dixit le Monde
mercredi 12 septembre 2018
un joli "large vision"
L'homme qui fuyait le Nobel.
Patrick Tudoret
www.editionsdelaloupe.com
Quatrième de couverture:
Tristan Talberg, écrivain reconnu, se voit décerner le prix Nobel. Mais... il n'en veut pas. Misanthrope, en deuil d'une épouse aimée, il est pris de panique devant le vacarme médiatique provoqué par le prix et décide de s'enfuir de Paris. Réfugié chez des amis, traqué par la police qui pense à un enlèvement et par une meute de journalistes en quête d'un scoop, il doit encore fuir vers des horizons dont il ignore tout. Sur la route de Compostelle, il retrouvera le goût de vivre.
Bouleversant et drôle à la fois, c'est le roman d'un amour fou où s'entrecroisent récit et lettres à une femme aimée.
Patrick Tudoret est l'auteur d'une douzaine de roman et essais. L'écrivain sacrifié, vie et mort de l'émission littéraire (INA-Le bord de l'eau) a obtenu en 2009 le grand prix de la Critique et le Prix Charles Oulmont de la Fondation de France.
Beaucoup de références et citations, un poil trop peut être d'autant plus que l'auteur se débrouille très bien de la poésie de ses propres mots.
***
"Ah, la morale en littérature. Combien de fois nous sommes nous affrontés sur ce thème? Fétu de paille, figure de rhétorique bancale, vaguement garante de notre bonne conscience ou une simple fiente de l'esprit? Comme le dirait Oscar Wilde: il n'y a pas de livre moral ou immoral! Il y a des livres bien ou mal écrits; ... enfin je pensais que le nobel était réservé aux écrivais vivants, or voilà bien longtemps que j'ai rompu avec cette engeance-là."
"... il avait tordu le nez, accéléré le pas et s'était fendu d'une sentence qu'il voulait définitive, empruntée à Stendhal par Nietzsche (mais l'éhonté plagiaire à catogan n'a pas eu la correction de citer ses sources) : "La seule excuse de Dieu c'est qu'il n'existe pas." "
Après l'écoute de "L'orféo" de Monteverdi...
"Le fer incandescent de la mémoire fait que je ne peux, aujourd'hui, écouter une de nos pages favorites sans en être ému aux larmes ou même terrassé par l'émotion. Moi qui me pensait indestructible...
L'homme dispose de trois armes de construction massive: l'art, l'amour, le sacré. Et le reste n'est rien, rien de rien, nada, comme dirait Jean de la Croix.
A toi,
"Avant de repartir, je soumet à ta sagacité cette sentence de Djalâl ad-Din Rûmî, grand mystique soufi:
"La vérité est un miroir brisé tombé de la main de Dieu. Chacun en ramasse un fragment et croit que toute vérité s'y trouve."
Il importe donc de marcher, de marcher encore.
Tout à toi,
"...je ne sais toujours pas grand-chose de ce monde. Enfin je n'ai peut-être pas gravi beaucoup d'échelons de l'échelle sainte de Saint Jean Climaque, mais, comme Bernanos, je sais au moins une chose: l'enfer c'est de ne plus aimer.
A toi,
***
"... il avait tordu le nez, accéléré le pas et s'était fendu d'une sentence qu'il voulait définitive, empruntée à Stendhal par Nietzsche (mais l'éhonté plagiaire à catogan n'a pas eu la correction de citer ses sources) : "La seule excuse de Dieu c'est qu'il n'existe pas." "
***
Après l'écoute de "L'orféo" de Monteverdi...
"Le fer incandescent de la mémoire fait que je ne peux, aujourd'hui, écouter une de nos pages favorites sans en être ému aux larmes ou même terrassé par l'émotion. Moi qui me pensait indestructible...
L'homme dispose de trois armes de construction massive: l'art, l'amour, le sacré. Et le reste n'est rien, rien de rien, nada, comme dirait Jean de la Croix.
A toi,
Tristan "
***
"Avant de repartir, je soumet à ta sagacité cette sentence de Djalâl ad-Din Rûmî, grand mystique soufi:
"La vérité est un miroir brisé tombé de la main de Dieu. Chacun en ramasse un fragment et croit que toute vérité s'y trouve."
Il importe donc de marcher, de marcher encore.
Tout à toi,
Tristan"
***
"...je ne sais toujours pas grand-chose de ce monde. Enfin je n'ai peut-être pas gravi beaucoup d'échelons de l'échelle sainte de Saint Jean Climaque, mais, comme Bernanos, je sais au moins une chose: l'enfer c'est de ne plus aimer.
A toi,
Tristan"
mercredi 15 août 2018
vendredi 3 août 2018
dimanche 29 juillet 2018
Les mauvaises
Ecriture aride et sèche qui pourrait évoquer "l'étranger"...
Des destins où l'on sent l'inexorable,
des sentiments et des liens forts bien qu'indicibles.
Un très beau roman de Séverine Chevalier!
samedi 23 juin 2018
Alejandro Palomas
Les livres en large vision ont l'énorme avantage de me permettre de lire en faisant du vélo
(d'appartement).
En médiathèque et même dans les maisons d'éditions, le choix des titres s'est longtemps orienté vers des romans "terroirs" uniquement, puisque les lecteurs, âgés, se dirigeaient plus facilement vers cette littérature...
Mais le terroir se démode et le publique des vieux, maintenant, c'est d'autres, c'est moi...
Petit à petit d'autres histoires sont publiés en large vision, dont celui-ci qui raconte l'histoire d'un homme qui aimait les hommes mais qui vieillissait seul,
près de ses sœurs et de sa mère.
En le prenant, à cause du titre et de la quatrième de couverture, j'ai d'abord cru à un livre triste. J'ai pleuré, c'est vrai, et croyez moi, en côte sur mon vélo ce n'était pas facile...
Et j'ai ri aussi, beaucoup.
Et pour finir, je me suis questionné, sur ces choses auxquelles on se raccroche, les prenant pour des "valeurs" et qui ne sont au fond que des souvenirs que nous ne parvenons pas à garder à cette place.
Un bien beau livre, surprenant, divertissant, léger mais pas seulement.
A lire avec ses lunettes, ou sans.
Au
détour d'un rayon je suis tombée sur ce livre, « Une mère ».
Attention, sujet glissant tant la notre nous laisse forcément à
fleur de peau. Dans ma tête il ne s'est pas inscrit tout de suite
que l'auteur était un homme.. Je l'ai lu en « large vision »,
une édition pour personnes mal voyantes, que les autres peuvent lire
quand même.
Alejandro
Palomas raconte l'histoire d'un homme qui aimait les hommes mais qui
vieillissait seul, auprès de ses sœurs et de sa mère.
En
le prenant, à cause du titre j'ai d'abord cru à un livre triste.
Et parfois j'ai pleuré, c'est vrai, avec une énorme boule dans la
gorge !
J'ai
ri aussi, beaucoup.A gorge déployée.
Pour
finir, je me suis questionné, sur ces choses auxquelles on se
raccroche, les prenant pour des "valeurs" alors qu'il ne
s'agit que de souvenirs, de vieilles habitudes . A ces beaux moments
passés qu'on ne veut pas laisser partir, qui nous réchauffent et
nous entravent. Et à la famille... La satané et néanmoins
sacro-sainte famille.
Un
bien beau livre, surprenant, divertissant, léger mais pas seulement.
A
lire avec ses lunettes, ou sans.
vendredi 30 mars 2018
samedi 17 mars 2018
Cette B.D. est très réussie sur le plan clinique même si tous les malades d'Alzheimer n'ont pas d'angoisses à ce point... Pas forcément. Visiblement l'auteur connait l'accompagnement et les lieus de soins. En tout cas elle me parait juste avec ses flashs et ses flashs-back...
Elle est construite comme une enquête, presque un thriller... Et aborde aussi les relations parents-enfants, la famille, les regrets...
Les avis sont partagés mais je l'ai lue avec beaucoup d'émotions et je pense qu'elle laissera une trace dans mes souvenirs à moi! Sans jeu de mots...
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